Grâce à un partenariat entre le CanFRN, le RTSA et le GIS Autisme et TND, trois chercheuses de la relève ont traversé l’Atlantique pour échanger des connaissances, créer des liens et découvrir de nouvelles perspectives sur la recherche en neurodéveloppement.
Pour Anna Katalifos, Julie Chaudet et Claire Sendra, l’échange international de 2026 a été bien plus qu’une occasion de participer à des événements scientifiques à l’étranger. Il leur a permis de rencontrer des scientifiques, des mentors et des membres de la communauté dont les expériences et les points de vue les ont amenées à réfléchir autrement à leurs travaux.
En août, Julie et Claire ont quitté la France pour participer à l’École d’été du CanFRN, à Montréal. En octobre, Anna, membre étudiante du CanFRN et du RTSA de l’Université McGill, s’est rendue à Paris pour participer à l’après-midi de mentorat des jeunes chercheurs et au 7e colloque annuel du GIS Autisme et TND.
Découvrir de nouvelles perspectives à Montréal
Pour Julie et Claire, l’École d’été a été l’occasion d’explorer des domaines au-delà de leurs propres travaux de recherche, de la génétique et de l’imagerie cérébrale à la recherche clinique, en passant par les politiques publiques et les expériences vécues.
Pour Claire, dont les recherches portent sur l’axe microbiote-intestin-cerveau, une rencontre a été particulièrement marquante. En discutant avec une chercheuse du domaine clinique, elle a découvert qu’elles s’intéressaient à une même question scientifique, mais sous des angles différents. Cet échange a ouvert la porte à une éventuelle collaboration.
Julie, qui étudie les mécanismes neurobiologiques associés à l’autisme, a particulièrement apprécié la diversité des disciplines représentées et l’occasion de découvrir d’autres approches de recherche.
« Je trouve ça très intéressant de faire partie d’un réseau qui soit aussi diversifié », souligne-t-elle, en évoquant les différentes méthodes et disciplines abordées pendant la semaine.
Les deux chercheuses ont également été marquées par une activité au Musée des beaux-arts de Montréal, où elles ont échangé avec des personnes autistes et leurs proches. Cette expérience les a amenées à réfléchir à la diversité des expériences vécues et à l’importance de tenir compte de différents points de vue dans la recherche.
L’échange leur a aussi réservé une belle surprise. Bien qu’elles poursuivent toutes deux leurs recherches en France, Julie et Claire ne s’étaient jamais rencontrées avant leur arrivée à Montréal.
Pour Claire, cette expérience a renforcé l’importance des relations humaines et de la collaboration dans le développement de la relève scientifique.
« Je me suis rendu compte à quel point avoir un réseau professionnel et en faire partie, ça fait partie de sa propre amélioration en tant que scientifique », explique-t-elle.
Voir l’entrevue : Julie Chaudet et Claire Sendra reviennent sur leur expérience à l’École d’été 2026 du CanFRN.
Trouver de l’inspiration et créer des liens à Paris
À Paris, Anna a elle aussi eu l’occasion de rencontrer des scientifiques de différentes disciplines, de la recherche biomédicale à l’éducation, en passant par les expériences vécues.
Une rencontre l’a particulièrement marquée.
Pendant le colloque, Anna a découvert que plusieurs scientifiques et cliniciens d’expérience étaient également parents d’adultes autistes. En tant que proche aidante de son jeune frère, un jeune adulte autiste, elle a été profondément touchée de rencontrer des personnes avec qui elle partageait cette réalité.
« Rencontrer des modèles qui partagent mon expérience de proche aidante, si tôt dans ma carrière, a été une grande source de motivation. Je suis repartie profondément inspirée », raconte-t-elle.
Anna est également revenue de Paris avec de nouvelles relations professionnelles et une meilleure compréhension de l’importance des rencontres en personne avec des scientifiques et des mentors.
« Les programmes d’échange comme celui du CanFRN et du GIS Autisme et TND offrent aux personnes étudiantes une occasion précieuse de rencontrer leurs pairs et d’éventuels mentors en personne. »
Anna Katalifos (deuxième à partir de la gauche) au colloque du GIS Autisme et TND à Paris (2026).
Des liens qui se poursuivent au-delà de l’échange
Pour les trois chercheuses, cette expérience a confirmé l’importance d’apprendre auprès de personnes qui évoluent dans d’autres milieux et disciplines.
Leurs témoignages ouvrent également la voie à de futures collaborations, notamment par la poursuite des échanges, des stages de recherche et de nouvelles occasions de rapprochement entre les réseaux internationaux de formation.
Grâce à leur partenariat, le CanFRN, le RTSA et le GIS Autisme et TND permettent à la relève scientifique d’apprendre auprès de différentes communautés de recherche, de tisser des liens et d’enrichir ses travaux grâce à de nouvelles perspectives.
Pour Anna, Julie et Claire, ces rencontres comptent parmi les expériences les plus précieuses qu’elles rapportent de leur séjour.